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La biodiversité au collège (2/2)

Par SOPHIE MOUHOT, publié le lundi 2 juillet 2018 16:52 - Mis à jour le lundi 2 juillet 2018 16:58
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Afin de développer la biodiversité au collège, les élèves de 6E2 ont mené trois projets dans le biotope :

1. Création d’une « zone BZZZ ».

Nous avons semé le 14 mai des graines mellifères, c’est-à-dire attirant les insectes pollinisateurs. Ces semences sont composées à 40% de phacélie, 25% de sarrasin, 7% de moutarde jaune, 6% de coriandre, 9 % de souci, 4% de bleuets, 4% d’aneth et 5% de bourrache.

2. Rénovation de l’hôtel à insectes.

Nous avons posé des écorces, de pots en terre cuite remplis de paille, percer des bûches, placer des tiges de bambous creuses, placer de la mousse, des pommes et aiguilles de pins… afin d’attirer et offrir un habitat à différents insectes en hiver.

Nous comptons attirer :

- Les abeilles solitaires : plus petites que l’abeille domestique, elles pollinisent les fleurs que cette dernière ne peut visiter. De quelques millimètres à 3 cm de longueur. Elle nourrissent leurs larves comme les abeilles domestiques, avec du pollen et du nectar. (Antoine C.)

- Des mégachiles : regroupent le plus grand nombre d’espèces d’abeilles solitaires. Ce sont des abeilles trapues, au corps noir (souvent strié de bandes velues claires sur l’abdomen). Ce sont des abeilles coupeuses de feuilles et construisent de petits nids en forme de cigare. Elles jouent un rôle important dans la pollinisation des fleurs. (Lucas B.)

- L’osmie cornue ou abeille maçonne est une abeille solitaire (11mm) qui fait son apparition en mars avril selon la région et les températures, et bien avant l’abeille domestique. Elle est velue, noire et rousse. Elle vole dès le début du printemps à la recherche de petits trous horizontaux et abrités de la pluie où elle va pouvoir pondre ses œufs. Elle est inoffensive et est aimée des jardiniers car elle pollinise les premières fleurs. L’abeille peut voler quatorze heures par jour. Lors de leurs sorties, elles récoltent nectar et pollen qu’elles déposent dans les logettes, et de la boue qui sert à compartimenter les cellules. (Mélina C, Lucie H)

- Le Pemphredon : guêpe de petite taille et de couleur noire, ayant une certaine ressemblance avec les fourmis. La tête massive et carrée.Les femelles aménagent leurs cellules dans des endroits variés : tiges pleines de moelle tendre ou creuses, bois pourri et friable, galles. Elles accumulent des pucerons et parfois des cicadelles paralysés pour nourrir leurs larves, à raison de 30 à 40 individus par cellule. (Rayan B)

- Les insectes xylophages « mangent » le bois vivant. Ils creusent des galeries dans l’aubier (bois secondaire jeune périphérique)ou dans le « coeur » (duramen : bois secondaire le plus ancien donc le plus dur). Certains cependant restent sous l’écorce (Prione…). (Lilou A.)

- Les bourdons, genre Bombus, sont des insectes sociaux volants de la famille des Apidae. Comme l’abeille mellifère, les différentes espèces de bourdons se nourrissent du nectar des fleurs et récoltent le pollen pour nourrir leurs larves. (Valentino E.)

- Les chrysopes : insectes mesurant de 10 à 15 m. Leurs ailes sont transparentes, le corps et les nervures des ailes sont verts, les yeux sont dorés. Les antennes sont longues et filiformes. On les appelle encore demoiselle aux yeux d’or. Elles mangent les pucerons. (Sören B.)

- Les forficules ou perce-oreille. Insectes ayant des pinces appelées cerques. Ils se nourrissent de divers légumes. Ils passent la plupart de leur temps sous les écorces du bois mort. (Anaïs D.S)

Un abri à hérisson

Nous avons creusé un trou de 7cm de profondeur sur 20 cm de large, orienté sud-est, abrité sous un cognassier du biotope. Puis nous avons placé de la paille au fond. Il faut encore placer une planche/ caisse sur le trou, en laissant une ouverture. Le tout sera recouvert de terre et de feuilles mortes.