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Nouvelles policières des 4e

Par JIMMY CASPAR, publié le mercredi 26 juin 2019 17:54 - Mis à jour le mercredi 26 juin 2019 17:58
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Voici les rédactions de quelques élèves des classes de 4°2, 4°3 & 4°4. Bonne lecture !

Une affaire non résolue

C’était une nuit d’Octobre 1987 aux États-Unis, dans la petite ville de Forksville, un vendredi 27, vers 21h. Il faisait froid, il y avait du vent qui faisait claquer les fenêtres des maisons abandonnées. Personne, personne dans les ruelles sombres de cette petite ville. Tous venaient de finir leur longue journée, sauf cette jeune femme d’à peine 19 ans. Elle s’appelait Léana Princeton, elle venait de finir de travailler et était sur le chemin du retour, quand tout à coup, un homme arriva par derrière et l’attrapa avec violence. L’homme l’enleva et l‘emmena dans une maison, sans qu'elle ne sache où elle était. Une fois dans cette maison qui avait une odeur étrange, l’homme la prit et l’enferma dans un placard. Léana cria, apeurée : « A l’aide, je suis enfermée dans une maison ! ». Rien n'y fit, elle ne comprenait pas ce qu’il lui arrivait.

Le lendemain, les parents de Léana appelèrent la police car leur fille n’était pas rentrée à la maison. Aussitôt, la police commença l’enquête. Trois jours après, les recherches étaient toujours au point mort. Alors la police n’eut plus d'autre choix que d’appeler le détective privé Jason O ’Kelly. Ce dernier portait toujours sur lui ses lunettes de soleil, il avait de longs cheveux blonds, était assez musclé, toujours en short en jeans et son veston aussi était en jeans. Il avait de superbes dents blanches, il était très malin mais maladroit en dehors du travail, par contre ordonné dans son travail et surtout très franc. Il avait un tic en arrivant quelque part, c’était de balancer ses cheveux pour les remettre en arrière.

Il commença par retracer le chemin de la femme ; à ce moment-là, un policier arriva et dit au détective : « Venez voir, monsieur, une vieille dame dit avoir entendu une femme crier et avoir vu l’homme qui l’a enlevée. » Le détective alla voir la dame, qui lui dit : « J’ai entendu une femme crier, aux alentours de 21h. Il était de taille moyenne, mince et avait peu de cheveux ». Jason alla donc fouiller dans les fichiers de la police pour trouver un quelconque suspect correspondant à cette description. Il remonta jusqu’à une affaire non résolue de meurtre en série. Là, il tomba sur une adresse et un homme qui ressemblait au témoignage de la dame. L’affaire en question avait été classée, le coupable n’ayant été retrouvé.

Il alla à l’adresse en question. Là-bas, personne, alors la police commença les fouilles à la recherche d’indices. Au bout de quelques minutes, ils trouvèrent dans un placard la femme recherchée, morte. Autour d’elle, il y avait des griffures partout à l’intérieur, le détective en déduisit donc qu’elle était bien enfermée dans ce placard. Il remarqua quelque chose de suspect, il s’approcha avec sa loupe et constata que les ongles n’étaient pas à elle, mais à d’autres personnes probablement victimes du même tueur car les ongles de la victime étaient au sol. Après, il commença à recenser les noms des personnes qui habitaient ici. Il trouva trois personnes qui correspondaient à peu près à la description de la vieille dame.

Il se rendit chez William Smith, une des trois personnes. Celui-ci était presque chauve, assez mince et de taille moyenne. Il n’avait pas beaucoup d’amis et était la risée des gens quand il se promenait dans les rues. Il était intelligent, contrairement à ses quelques camarades. Le détective lui posa une question : « Que faisiez-vous le Vendredi 27 Octobre vers 21h ? » Le suspect lui répondit qu’il était en train de se préparer à manger pour regarder sa série préférée : « Touche pas à mon poste ». Bien sûr, il était tout seul chez lui, alors il n’y avait pas moyen de vérifier si son alibi était juste ou faux.

Après avoir posé toutes les questions dont il avait besoin, le détective alla voir la 2ème personne suspecte. Il se prénommait James Brown. C’était une personne de famille très noble qui frimait tout le temps avec ses bijoux et ses vêtements. Il était blond, les cheveux courts, les yeux bleu clair et depuis tout petit il adorait tuer les animaux et les empailler par la suite. Au lycée, James Brown fut viré car il avait eu une bagarre avec un autre camarade. Depuis ce temps, il se méfiait de son entourage et avait un regard noir sur les gens. Le détective lui posa la même question et James Brown lui répondit qu’il était au bar à regarder des filles danser, au « Harlem Paradise Club ». Aussitôt dit, le détective et les policiers qui le suivaient toujours allèrent à ce bar et ils demandèrent au patron s’il n’avait pas vu un certain James Brown le vendredi 27 vers 21h. Il leur répondit : « Oui je m’en rappelle, on avait parlé d’une affaire qu’on allait monter ensemble. »  Jason remercia alors le patron et partit voir le dernier suspect. Ce suspect était différent des deux autres. Étant petit garçon, celui-ci était rejeté par tout le monde et se retrouvait tout seul. Aujourd’hui, à environ 40 ans, il avait une calvitie, une fente au niveau de la lèvre, il était assez mince et très futé, contrairement aux autres. Il s’appelait Dany Connor. Le détective procéda à son interrogatoire et Dany Connor répondit avec assurance : « J’étais en train de dîner avec une amie. », par la suite son amie confirma tout cela.

Une fois tous ces interrogatoires finis, le détective partit près d’un lac où il s’assit et commença à réfléchir à tout cela. Soudain il trouva une solution à cette énigme si captivante. Il appela le chef de la police de Forksville et lui demanda de rassembler tous les suspects. Une fois tout les suspects réunis autour d’une grande table, Jason enleva ses lunettes de soleil et, en balançant ses cheveux pour les remettre en arrière dit : « Bien, après une longue enquête, j’ai enfin élucidé ce mystère. Vous aviez presque tous un alibi correct mais l’un d’entre vous a menti, a enlevé Léana Princeton et l’a amenée chez lui pour la laisser mourir de faim pour ensuite lui retirer ses ongles et les remplacer par ceux d’autres victimes qui ont aussi été tuées. Et cette personne est…Dany Connor, tu as menti car tu n’as pas de petite amie, elle m’a raconté, après ma visite officielle, que tu l'avais payée pour qu’elle mente et qu’elle dise que tu étais avec elle le soir de l’enlèvement. »

Après que Jason eut raconté l’histoire, Dany Connor fut emmené au poste de police où il fut jugé pour tous ses crimes et son enlèvement, condamné à 4 ans de prison ferme à Alcatraz, où il mourra pendu.

Clément Garrec & Thomas Schelcher

 

L’affaire de la 4e4

Extrait des DNA du15 décembre 2018 : « Alors que l’hiver pointe le bout de son nez sur l’ensemble de l’Alsace, un froid mortel s’installa dans la commune de Marlenheim et ses alentours. Le village était envahi par un épais brouillard. Il y avait à Marlenheim le collège Grégoire De Tours, un collège doté d’une excellente réputation. Jusqu’à ce jour... Alors que tout commençait comme chaque matinée dans l’établissement, une classe remarqua soudain l’absence de 3 élèves en cours. Charlotte, Sami et Sérine, les trois élèves concernés, étaient pourtant bien présents aux cours précédents. C’était le début d’une inquiétante disparition à faire froid dans le dos. Le collège décida de faire appel au détective Barnabé afin de résoudre cette terrible enquête. Ce dernier était l’enquêteur le plus réputé d’Alsace, mais il avait ses petites particularités : petit au gros ventre, ses chemises toujours assorties à ses lunettes et il ne se baladait jamais sans son sac banane ! En plus de tout cela, il possédait un léger tic de langage qui était de dire « Excellent ! » à chaque indice qu’il trouvait. »

L’enquêteur se rendit donc sur les lieux du crime afin d’élucider ce mystère. Pour cela, il entra dans l’établissement puis se dirigea vers la vie scolaire afin de trouver des renseignements auprès de Maria et Sophiane, les deux surveillantes de ce collège. Maria l’accueillit :

« Bonjour Inspecteur, j’imagine que vous venez concernant la disparition des enfants...? Nous sommes tous très affectés par cela.

- Effectivement, c’est bien pour cela ! J’aurais besoin de quelques renseignements à ce sujet.

- Bien sûr ! Nous allons nous diriger dans le bureau pour en discuter. »

Ils se dirigèrent dans la salle où se trouvait un grand bureau ainsi qu’un tableau comportant les absences des professeurs. Maria s’assit tandis que Barnabé inspecta le fameux tableau. Il finit par prendre place sur la chaise située en face de la charmante surveillante et engagea la discussion :

« Revenons-en au fait, les trois élèves ont disparu durant la récréation de 10 heures, le mercredi 12 décembre, dit-il en remettant ses lunettes en place. J’aurais besoin de l’emploi du temps des enfants et de leurs noms, s’il vous plaît.

- Bien sûr, je vous demande juste de patienter quelques instants. »

Maria tapa sur les touches du grand clavier qui se trouvait devant elle pendant quelques secondes, ces secondes qui paraissaient une éternité pour le détective Barnabé, impatient de résoudre ce mystère ! Une fois tous les renseignements trouvés, Maria posa devant l’enquêteur, l’emploi du temps des trois élèves qui étaient tous dans la même classe, la 4e4.

« Mmmh, Schmitt Sami, Jung Charlotte et Bouzid Sérine, excellent, dit l’inspecteur en ajustant ses lunettes une fois de plus. Je vois sur l’emploi du temps que les derniers cours où les élèves étaient présents sont l’anglais et le français. Tout à l’heure, j’ai pu apercevoir sur le tableau que ces deux professeurs n’ont pas assuré leurs cours durant l’heure où les enfants ont disparu. Coïncidence ? Je ne pense pas ! Maria, j’aurais besoin des deux motifs d’absences de M. Casper, le professeur de français et de Mme De Oui-Oui, la professeur d’anglais.

- Oui, tout de suite ! s’exclama la jeune femme qui se leva et se dirigea vers le tableau. M. Casper justifie son absence par un urgent rendez-vous chez le vétérinaire pour son chat.

- Excellent. Et Mme De Oui-Oui ?

- Mme De Oui-Oui justifie son absence par une réunion avec Mme Chiraud, la principale adjointe de l’établissement.

- Excellent, merci madame ! Néanmoins j’aurais encore voulu vous demander un petit service…

- Allez-y, dites-moi !

- Eh bien, j’aimerais savoir où je pourrais trouver les professeurs ainsi que la principale adjointe ?

- M. Casper est en salle des professeurs, Mme De Oui-Oui est dans sa salle de classe, la salle 2 et Mme Chiraud se trouve dans son bureau à l’administration.

- Merci beaucoup ! termina Barnabé en esquissant un léger sourire sur son visage. »

L’inspecteur commença par se rendre en salle des professeurs, où il fit la rencontre de M. Casper. Les deux hommes allèrent s’isoler dans une petite salle pour débuter l’interrogatoire.

« Bien, M. Casper, je pense que vous êtes au courant pour l’affaire de la 4e4 ?

- Oui, bien sûr, j’ai été très touché en apprenant cette disparition si terrible, ces élèves étaient géniaux, j’espère que vous allez pourvoir nous aider à les retrouver…

- Oui, oui. Revenons-en au fait, Maria m’a dit que durant l’heure où les enfants ont disparu vous étiez chez le vétérinaire pour votre chat, c’est bien cela ?

- Oui exactement, mon chat a eu un gros problème de santé.

- Donc votre vétérinaire pourra témoigner en votre faveur et confirmer que vous étiez bien à son cabinet entre 10 et 11 heures ?

- C’est ça, nous pouvons même l’appeler de suite si vous le voulez, j’ai le numéro du cabinet.

- C’est une bonne idée, excellent ! »

Le professeur sortit son téléphone portable de sa poche puis tapa bruyamment sur les touches de son écran pour composer le numéro du vétérinaire. Ce dernier affirma que M . Casper était bien présent à son cabinet accompagné de son chat entre 10 et 11 heures ce matin-là. L’inspecteur fut vexé de ne pas avoir trouvé le coupable du premier coup. Il ne dit plus un mot, sortit le calepin qui se trouvait dans sa banane et raya le nom du professeur de la liste des suspects. Il serra la main de M. Casper puis se dirigea vers la salle 2, la salle où se trouvait Mme De Oui-Oui. Il espérait vraiment qu’elle soit coupable, car il n’avait aucun autre suspect. Il toqua à sa porte, la salua puis s’installa en face d’elle pour commencer l’interrogatoire.

« Alors, je pense que vous êtes au courant que 3 de vos élèves ont disparu le mercredi 12 décembre entre 10 et 11 heures ? Et qu’au même moment vous étiez absente, vous apparaissez donc comme potentiel suspect.

- Comment osez-vous me suspecter ?? Je les aime beaucoup mes élèves, jamais je n’aurais été capable de faire une chose pareille !

- Que faisiez-vous aux alentours de 10 heures ce jour là ? demanda Barnabé.

- Euh… Ah oui ! J’étais en réunion avec la principale adjointe Mme Chiraud.

- Jusqu’à quelle heure ?

- La réunion a duré toute la récréation.

- D’accord, quand avez-vous vu les élèves pour la dernière fois ?

- Eh bien quand ils se sont précipités à ma porte pour sortir et aller en récréation !

- Excellent, merci Mme De Oui-Oui. »

L’inspecteur serra la main de la femme et se précipita vers le bureau de Mme Chiraud pour qu’elle confirme l’alibi de la professeur d’anglais. Une fois devant le bureau, la principale adjointe l’accueillit, ils parlèrent longuement à propos des 3 enfants, puis Barnabé demanda si la réunion entre Mme De Oui-Oui et Mme Chiraud avait bien eu lieu. Cette dernière lui répondit qu’il n’y avait eu aucune réunion le mercredi 12 décembre ! Barnabé avait trouvé le coupable, il ne lui restait plus qu’à prouver les faits !

Le détective Barnabé se rendit au domicile du coupable, Mme De Oui-Oui. Arrivé devant la porte de la maison, il toqua et la professeur lui ouvrit, l’ air perplexe :

« Tiens, tiens, comme on se retrouve !

- Que faites-vous là ? Vous n’avez que ça à faire de venir jusqu’à mon domicile au lieu d’attendre que je travaille pour venir me baratiner avec vos interrogatoires ?

- Il faut croire que oui ! Votre soi-disante « réunion » n’a jamais eu lieu et Mme Chiraud me l'a assuré ! Votre petit jeu a assez duré, vous êtes coupable !!!

- Ah ! Je croyais qu’on ne pouvait pas accuser quelqu’un sans preuve ?

- Ma chère, les preuves, nous allons de suite les trouver ! Faisons le tour de votre maison ! »

Après avoir fouillé l’ensemble de la maison, le détective n’était toujours pas en possession de preuves concrètes, bien que le motif d’absence de la professeur fût faux. Il restait un dernier espoir de retrouver les enfants : la cave. Le détective interrogea la professeur :

« Pouvez-vous m’indiquer où se trouve votre cave ?

- Il ne vaut mieux pas descendre, elle est dans sale état, mon mari n’a pas encore eu le temps de faire le ménage de printemps !

- Pas d’inquiétude, ces petits grains de poussière ne me font guère peur ! »

Mme De Oui-Oui n’étant pas d’accord pour coopérer, l’enquêteur trouva lui-même le chemin et s’arrêta devant la porte de la cave. La propriétaire du domicile le rejoignit, bien que l’envie n’y soit pas. Barnabé ouvrit la porte d’un geste brusque et soudain... il découvrit, Sami, Charlotte et Sérine, les trois élèves étaient bien vivants ! L’atmosphère de cette pièce était angoissante et l’air était lourd. Les enfants, effrayés, étaient installés en face d’un tableau à craie, à trois pupitres différents, la bouche et les bras scotchés, des livres en tout genre posés devant eux. La scène était identique à une mini salle de classe.

Quelques jours plus tard, les enfants regagnèrent leur famille et retournèrent au collège parmi la 4e4. Concernant Mme De Oui-Oui, il a été découvert qu’elle avait demandé aux enfants de l’accompagner à sa voiture pour récupérer des papiers, ce qui lui a donc permis de les enlever. Étant atteinte de problèmes psychologiques, plus particulièrement la schizophrénie, elle a ensuite été internée en hôpital psychiatrique. Cette histoire marqua à tout jamais l’histoire du collège Grégoire de Tours.

Adèle HAENEL, Lucie WEBER 4e4

 

Meurtre chambre 13

Le dix-sept août deux-mille-dix-huit à dix heures environ, à l’hôtel Tukituka, un meurtre a été commis dans la chambre treize, au troisième étage : Monsieur Compuli est mort. Ce matin-là, bien qu’on fût en été, il pleuvait, il faisait lourd et orageux.

Madame Jean, une célèbre détective, fut appelée pour résoudre ce meurtre, elle demanda l’aide d’un détective renommé dans la région : Monsieur Luciola. Madame Jean était d’origine franco-allemande, elle avait de beaux cheveux bruns et courts ainsi que des yeux d’un brun unique. Elle mesurait un mètre quatre-vingt-onze et avait un nez pointu, ce qui entraînait de nombreux surnoms déplaisants pour elle. Elle avait également un gros grain de beauté sur la joue droite à son plus grand désespoir. Elle avait l’habitude de porter un pantalon de couleur foncée avec une chemise de couleur claire et une veste en cuir noir qu’elle portait en permanence. Quant à Monsieur Luciola, il était italien, on pouvait s’en apercevoir grâce à son accent prononcé. Il avait des yeux bleus, des lunettes rondes et une boucle d’oreille à son oreille gauche. Il portait tous les jours un béret différent. Lorsqu’il réfléchissait, il disait fréquemment : « Tiens, j’ai la solution » en se touchant le menton.

Après avoir examiné les lieux du crime, Monsieur Luciola et Madame Jean ont trouvé devant l’ascenseur un morceau d’imperméable. L’enquêtrice et le détective ont alors interrogé le meilleur ami de la victime, Monsieur Dino ainsi que Madame Blanchard, la sœur de la victime. Après les avoir interrogés, les deux enquêteurs ont vite compris que madame Dino, la femme du meilleur ami de la victime, entretenait une relation avec Monsieur Compuli. Monsieur Luciola et Madame Jean ont eu une bonne intuition en soupçonnant Monsieur Dino, car après avoir rejoint le domicile de Jean-Jacques Dino, le vingt-et-un août, ils retrouvèrent l’imperméable auquel il manquait ce fameux morceau trouvé sur la scène de crime.

Les enquêteurs emmenèrent le suspect au poste de police et Monsieur Dino avoua immédiatement que c’était lui qui avait commis ce meurtre. Il expliqua qu’il avait appris la relation extraconjugale de sa femme et de monsieur Compuli, son meilleur ami. Rempli de rage, il avait élaboré un plan : attendre que sa femme quitte la chambre treize puis y entrer pour tuer celui qu’il croyait être son meilleur ami à l’aide d’un couteau.

Le petit homme, Jean-Jacques Dino, chauve et enrobé, fut condamné à trente ans de prison ferme. Madame Dino, toute chamboulée d’avoir perdu les deux hommes qu’elle aimait en moins d’une semaine, décida de se donner la mort dans la chambre treize de l’hôtel Tukituka le lendemain de l’arrestation de son mari.

Clara Chevert et Léane Fabacher

Meurtre au cinéma

Le 20 octobre à 9h30 l’inspecteur Straboulet parcourait le journal des DNA lorsqu’un article attira son attention : « Meurtre au cinéma ! Vendredi soir, un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années aurait été assassiné à l’UGC Ciné Cité de Strasbourg à 22h30 durant la séance du soir. Il s’agissait d’un film d’horreur, ce qui fait que les cris de la victime pendant le film n’ont pas inquiété les spectateurs mais ont au contraire donné une sensation de réalisme à la séance. Et c’est lorsque les lumières se sont rallumées après ce film qu’ils ont découvert horrifiés et remplis de stupéfaction cet homme à terre, probablement mort et baignant dans son propre sang. » Sans perdre une seule minute l’inspecteur Straboulet se leva avec une telle précipitation qu’il se renversa son café encore chaud sur les cuisses. Il cria son fameux « Oulalalalalala ! » et attrapa un pantalon de rechange et une serviette afin des se changer, heureusement pour lui il ne s’était pas brûlé. Dans un élan de panique il partit avec sa mallette fétiche pour se rendre sur les lieux du crime et fonça dans la porte en sortant.

Notre inspecteur maladroit arriva au cinéma une heure plus tard et manqua de peu de glisser dans les escaliers. Il cria son « Oulalalalalala ! ». Une fois sur les lieux du crime, il vit trois corps au lieu d’un seul car il était atteint d’un strabisme. Ce qui n’était pas dramatique car l’autopsie ne fut pas faite par l’inspecteur mais par le médecin légiste, qui lui annonça qu’un seul homme était mort et qu’il avait été tué de trois coups à l’abdomen et d’un dernier à la gorge pour l’achever. Son associé lui expliqua la situation et lui présenta la victime : il s’agissait d’un homme de 26 ans nommé Jean-Michel Fréron, qui sortait de la Faculté de Droit de Strasbourg. C’est à ce moment-là que l’inspecteur Straboulet comprit qu’il connaissait la victime car elle avait fait un stage chez lui pendant une enquête sur un tueur en série. Une fois toutes ces informations réunies, il voulut immédiatement se rendre au domicile de la victime afin de trouver des indices pouvant l’aider dans son enquête car il voulait arrêter sans tarder l’assassin de son petit protégé. Mais malheureusement il ne trouva rien d’autre que le dossier ouvert de leur enquête sur le tueur série dans cette maison. Suite à cela, il se rendit au commissariat et reçut les résultats de l’autopsie de Jean-Michel Fréron et il constata que les marques dues aux coups de couteau qu’avait la victime sur son corps lui étaient familières car c’était la signature du fameux tueur en série auquel ils avaient eu affaire lors de l’enquête citée précédemment. Il fit alors des recherches sur l’auteur de ces crimes, qui avait été incarcéré trois ans auparavant, et il découvrit que cet homme s’était évadé de sa prison deux semaines avant ce meurtre. Il cria alors « Eh bien bravo ! On a touché le gros lot ! » ce qui montra qu’il avait certainement trouvé le coupable, un certain Malik Farci. Il fit cela tout en glissant sur le sol car la femme de ménage venait de passer la serpillière, il cria donc son fameux « Oulalalalalala !» comme à chaque fois qu’il tombait, ce qui entraîna un fou rire collectif dans le commissariat dont les policiers s’étaient habitués à ses gaffes à répétition. C’est qu’il portait bien son nom, notre inspecteur Straboulet. Maintenant qu’il connaissait le coupable, il ne lui restait plus qu’à le retrouver et à lui faire avouer son crime, ce qui risquait de ne pas être une mince affaire.

Après avoir passé environ cinq jours à rechercher le suspect, notre inspecteur finit par retrouver sa trace et l’arrêta dans sa planque avec l’aide de ses collègues policiers. Il se cachait depuis presque trois semaines dans l’ancienne maison abandonnée de sa mère. A l’intérieur de ce vieux bâtiment inconnu de la police, notre inspecteur découvrit un ensemble de dossiers concernant son ancienne enquête sur Malik Farci et il remarqua qu’une photo était accrochée au mur, il s’agissait de lui avec Jean-Michel Fréron et les deux étaient marqués de traces faites au stylo ressemblant aux coups de couteaux du mode opératoire du tueur. L’homme malhabile comprit alors qu’il était également l’une des cibles de ce tueur en série. Suite à ces découvertes l’inspecteur estima qu’il avait assez de preuves pour faire incarcérer le tueur à perpétuité, il décida donc de l’interroger. Au cours de l’interrogatoire, Malik Farci annonça à l’inspecteur qu’il était un malade mental et qu’il avait besoin de ces crimes pour vivre car il était une sorte d’accro aux crimes. Il reconnut être l’auteur du meurtre de Jean-Michel Fréron. Il avait découvert par hasard que cet homme avait retrouvé sa trace et il avait eu peur qu’il le dénonce à la police. Il ajouta à cela qu’il aurait tué notre inspecteur malhabile si on lui en avait laissé le temps. Suite aux aveux du coupable, l’inspecteur eut de la pitié pour cet homme et lui apprit que ce besoin permanent de commettre des meurtres était certainement dû au traumatisme qu’il avait eu lors de la mort de ses parents dans un accident de voiture pendant son enfance et qu’il cherchait sans doute un responsable à leurs morts. L’inspecteur conseilla donc à notre tueur en série de se trouver un bon avocat pour éviter au maximum de passer la fin de ses jours en prison, même si cela paraissait totalement impossible, et lui dit qu’il s’occuperait de lui chercher un psychologue pour l’aider à se soigner.

Charlotte Jung, Clara Jaeger et Lucile Hummel

 

Psychologie criminelle

Un jeune garçon nommé Maxime vient tout juste de se réveiller. Tout d'abord, il voit flou, puis sa vue devient nette, il remarque qu'il fait jour et s'aperçoit avec stupéfaction qu'il a dormi sur le sol. En regardant plus attentivement, il constate qu'il est sur le trottoir de l'entrée de son lycée. Apeuré, il remarque la présence de ses amis, qui viennent tout juste, eux aussi, de se réveiller et de faire les mêmes constatations.

- Qu'est-ce qu'on fait là ? demande une fille aux long cheveux roux, qui commence à paniquer.

- Calme-toi, Pauline, il n'y a pas de danger ! lui répond Mathilde, une fille avec des lunettes qui essaye de rassurer sa copine tout en se rassurant elle-même.

- Il s'est passé quelque chose cette nuit, on n'est pas venu ici par magie ! dit un autre garçon, grand et sportif, qui n'était pas sûr de ce qu'il disait.

- La dernière chose dont je me souvienne, Théo, c'est la dame qui nous a recueilli chez elle, se souvient Maxime.

- Eh... Où est Tom ? demanda Pauline, remarquant son absence.

Tom est un ami de la bande. Hier encore, il était avec eux. Un silence s'installe et tout le monde se met à sa recherche. Ils regardent de tous les côtés, crient son nom pour espérer avoir une réponse, mais en vain : leur ami a bel et bien disparu. Après l'avoir cherché dans le quartier pendant trente minutes, ils décident de contacter les autorités. Quelques instants plus tard, une voiture de police arrive, deux policiers et un détective en sortent et s'avancent vers les ados en larmes.

- Bonjour, je suis Bernie Bert, mais appelez-moi détective Bert. Alors, vous m'avez fait venir pour une disparition, c'est bien ça ? interroge le détective au milieu des deux policiers.

Le détective Bert est habillé en costume cravate, avec une canne à la main gauche. Il gratte son bouc de sa main, il a de grosses lunettes rondes, il est chauve, cependant il a un corps d'athlète.

- Oui, Monsieur, c'est notre ami qui a disparu, lui dit Mathilde en essayant de se ressaisir pour parler clairement.

- D'accord. Pouvez-vous me raconter où et quand vous étiez avec lui pour la dernière fois ? réclama le détective en sortant un bloc-notes de sa poche.

- Eh bien, la dernière fois qu'on l'a vu, c'était hier, lance Maxime. Pour fêter les vacances, on a décidé de se voir et d'organiser une sortie ensemble. Nous avions fait une randonnée dans la forêt, il faisait très beau, c'était le jour parfait pour se promener. Nous avions emmené un pique-nique pour le midi... Puis vers 18 heures nous avons voulu rentrer, mais très vite un orage nous a surpris et on s'est dépêché, avant de tomber sur un lac. De l'autre côté, il y avait une maison avec de la lumière à l'intérieur, on a couru jusqu'à elle en longeant le bord. Arrivé là, nous avons été recueillis par une dame, qui nous a hébergé dans son salon pour la nuit. On s'est endormi et on s'est réveillé sur le trottoir du lycée, en constatant que notre ami Tom avait disparu.

- Bien, je te remercie, jeune homme ! Je retrouverai votre ami, mais j'ai besoin de l'un de vous pour me montrer la maison où vous vous êtes réfugiés car par simple logique, je soupçonne la dame qui vous a hébergés de l'avoir kidnappé.

Théo se porte volontaire pour guider le détective dans son enquête. Ce dernier ordonne aux deux policiers de raccompagner chacun des ados chez leurs parents puis fait venir une deuxième voiture pour se diriger avec Théo vers la lisière de la forêt.

Les heures passent et le voyage devient ennuyeux, ils longent la rivière dans la forêt qui, d'après les dires de Théo, mène au lac où est bâtie la maison de la dame. Le détective n'arrête pas de se gratter le bouc tout au long du trajet, mais il est très sympathique envers Théo. Dehors, il pleut des cordes, parfois même on entend le bruit des grêlons martyriser la voiture. Le chemin devient sinueux et on voit à peine la silhouette des arbres. Enfin, ils arrivent devant la maison, qui est grande, faite en bois, plutôt bien entretenue. Le lac se trouve à l'arrière-plan et on aperçoit un ponton et une barque.

- Attends-moi là, Théo, et n'hésite pas à m'appeler s'il y a un danger, dit le détective en souriant au garçon.

Théo hoche la tête pour dire oui, puis le détective Bert sort de la voiture et se dirige vers l'entrée en s'appuyant sur sa canne. Il monte quelques marches mais n'a même pas le temps de sonner que déjà la porte s'ouvre et qu'une dame se tient sur le parvis de la maison. Théo se cache dans la voiture, même le détective a une soudaine sensation de malaise car cette dame lui donne la chair de poule. Pourtant le physique de la femme est loin d'être effrayant : elle est petite et un peu enveloppée. Mais son visage est inquiétant car elle a des cheveux noirs ébouriffés, un large sourire et des yeux exorbités qui ne clignent jamais.

- Bonjour, je m'appelle Mila Mordore, désirez-vous quelque chose ? demande la petite femme.

- Bonjour Madame Mordore, je suis détective et on m'a signalé l'enlèvement d'un jeune ado nommé Tom. En auriez-vous entendu parler ? demande Bert.

- Navrée, mais je n'ai jamais entendu parler de cet ado, répond-elle avec un grand sourire.

- Vraiment ? Pourtant, le dernier endroit où il est allé, c'est votre maison ! Vous vous en souvenez très bien, je pense, car c'était hier, poursuit Bert.

- Non, vraiment pas ! Cela ne me dit rien, répond encore une fois Madame Mordore.

- STOP ! s'exclame le détective, qui commence à en avoir assez. N'essayez pas de jouer l'innocente avec moi. Hier, vous avez recueilli un groupe de jeunes, vous avez enlevé Tom, puis vous avez déposé les autres encore endormis devant l'entrée du lycée. Alors soit vous me dites où vous détenez Tom, soit je procède à une inspection dans votre maison.

- Je ne vois pas ce que vous voulez dire ! dit Mme Mordore avec frustration.

- Dans ce cas, je vais fouiller votre maison... écartez-vous ! lui lance Bert, prêt à retrouver la victime.

Et il commence à fouiller méticuleusement la maison de Mme Mordore, en se dirigeant vers le grand salon qui contient trois canapés et une table ronde, un meuble contre le mur près de l'entrée et une armoire en bois. Il ouvre l'armoire, pousse les canapés, fouille les tiroirs comme pour voir une éventuel indice permettant de retrouver Tom. Quelques minutes plus tard, il continue ses recherches dans la salle à manger. Le temps passe et notre détective ne trouve rien, aucune trace du jeune disparu.

Théo, quant à lui, s'ennuie à rester seul dans la voiture, il plonge son regard de temps en temps sur son portable et discute avec un policier du nom de Marc qui les a accompagnés jusqu'à la maison pour lui tenir compagnie. Il voudrait dormir pour que le temps passe plus vite, mais il a beaucoup trop peur de fermer les yeux si près de l'endroit où son ami a disparu. Il se rassure en se disant que le détective va le retrouver, mais une pensée lui traverse toujours l'esprit : son ami est-il toujours en vie ?

Le détective Bert monte au premier étage après avoir inspecté le rez-de-chaussée et remarque que la dame l'observe d'une manière inquiétante, en le dévisageant. Elle l'observe de ses yeux grand ouverts, elle ne bouge absolument pas et ne réagit pas quand il lui demande si elle va bien. Il monte les escaliers, toujours sous le regard bizarre de Mme Mordore, puis entre dans une pièce sombre et froide ne contenant aucun meuble, pas même un objet, entièrement vide. Il en émane une odeur étrange, on dirait de la chair en décomposition ! Même si le détective trouve ça surprenant, il ne voit rien qui puisse avoir un rapport avec la disparition de Tom et doit poursuivre son enquête. Une fois sa fouille terminée, il n'a trouvé aucun indice concernant la disparition, il ne comprend pas. Il sort de la maison en compagnie de la petite femme pour se diriger vers le ponton. Il observe son reflet dans l'eau du lac, épuisé après avoir passé des heures à inspecter deux fois la maison entière sans résultat. « C'est impossible, c'est forcément là » pense-t-il en réfléchissant.

- Pardonnez-moi de vous avoir trop vite soupçonnée, Mme Mordore, dit-il en se résignant, Tom n'est pas ici. Je vais vous laisser tranquille maintenant, au revoir !

Il tourne les talons pour rejoindre Théo dans la voiture mais il glisse sur le ponton, se prend les jambes dans sa canne et tombe dans la barque recouverte d'un drap blanc qui cède sous son poids et laisse entrevoir... des membres découpés ! Une tête humaine coupée lui saute aux yeux, c'est sûrement celle du jeune Tom !

Soudain quelque chose vient lui frôler la tête et il voit que la dame essaye de lui infliger un coup à l'aide d'un objet métallique pointu. Elle l'attaque encore une fois, mais heureusement le détective Bert sait se défendre, il esquive de justesse et neutralise Mme Mordore en lui faisant une clé de bras, avant de rapidement lui passer les menottes.

- Mme Mordore, vous êtes en état d'arrestation pour meurtre et tentative de meurtre !

- Si vous étiez venu plus tard, j'aurais pris la barque et jeté au fond du lac les membres de cet enfant, que je me suis amusée à découper dans la pièce vide !

- Comment les autres se sont réveillés à l'entrée du lycée ? lui demande Bert.

- Je leur ai fait boire un breuvage anesthésiant et je les ai poussés hors de ma voiture sur le trottoir. Cette bande de jeunes idiots, insouciants et vulnérables ! Ils n'ont rien vu venir !

Mathieu Kuhn

 

La mort en forêt

Dans la forêt de Dourd'hal, la nuit du 26 janvier, une femme morte a été trouvée, après avoir été violée et griffée, les cheveux arrachés. Dans cette clairière, il faisait humide, sombre et surtout très froid. Le garde forestier, choqué d'avoir retrouvé la fille de son ami, raconte qu'en fin de soirée il avait entendu des cris et des claquements de bijoux. Sur la scène du crime, on a retrouvé des traces de pas, un mégot écrasé dans l'oeil de la victime et l'arme du crime, un couteau, à côté du corps. Pour le moment, le crime n'a pas encore été élucidé et la police peine à trouver des indices.

L'enquêteur Jean-Hugues Bermoule se rendit sur les lieux et observa l'endroit, très sombre alors qu'il faisait jour car les arbres cachaient la lumière. Il retrouva la victime aux cheveux arrachés et constata les traces de griffure et les quatre coups de couteau. Il fit le tour du corps nu et trouva des traces de pas. Il savait que ce n'était pas la première victime avec un mégot écrasé dans l'oeil : le criminel devait être Pocoguy.

Le commissaire se précipita alors hors du commissariat, il savait qui était le coupable. Il se jeta dans sa petite voiture jaune en chantonnant à tue-tête « J'ai trouvé le coupable, je vais l'arrêter ! ». Il paramétra son GPS à l'adresse de Bernard Pocoguy, l'homme qui d'après lui avait tué cette pauvre femme. Une fois arrivé à destination, il frappa précautionneusement à la porte du présumé coupable. Après une quinzaine de secondes, un petit homme maigre, billant au soleil sous le reflet de ses nombreux bijoux, murmura d'une voix aiguë : « Quoi ? Oh ! Vous êtes la police ! Non, non, ce n'est pas moi, vous êtes fou, mon petit gros ! ». Monsieur Bermoule, étonné par le comportement étrange de cet homme, sortit son mandat et à peine le papier fut hors de sa poche que Bernard Pocoguy se précipita pour aller cacher son ordinateur portable sous les oreillers.

C'est alors que le commissaire dégaina son arme, la braqua sur lui et prit son ordinateur, sur lequel il trouva des dizaines de vidéos de viols dont Pocoguy était l'agresseur, y compris l'agression de la femme pour laquelle il le soupçonnait. Jean-Hugues embarqua donc le violeur dans sa voiture et le ramena au poste de police, où il raconta comment il avait violé la jeune femme, puis l'avait poignardée à plusieurs reprises avant de lui enfoncer un cigare dans l'oeil.

Reisz Guillaume, Axel Porte & Léon Colombert

 

Enlèvement au cimetière

« Enlèvement dans le cimetière de Tiercelieu : un jeune homme de 13 ans a disparu hier soir alors qu'il se rendait sur la tombe de sa sœur. Des énormes traces de pas menant vers la forêt ont été découvertes. La police n'a pas plus d'informations pour l'instant. »

Milly laissa tomber sa tartine sur le journal qu'elle était en train de lire. En pleine réflexion, elle mangea son petit-déjeuner en quatrième vitesse, attrapa son casque et enfila son serre-tête à oreilles de chat. Elle enfourcha son vélo et partit travailler avec une demi-heure d'avance. Une fois dans son bureau, elle fouilla patiemment la base de données de la police, mais ne trouva pas d'informations supplémentaires au sujet de ce crime. Le commissaire Jan Robert vint la trouver dans son bureau et lui proposa de s'occuper de l'enquête à la place de l'enquêteur de Tiercelieu, qui venait de se casser la jambe. Elle accepta sa proposition à cœur joie et prit le train le soir même pour se rendre sur le lieu du crime.

Une fois arrivée sur place, elle observa le sombre cimetière. Les tombes étaient couvertes de mousse, de boue et de détritus, et les allées étaient déformées par le temps. Elle s'intéressa aux traces de pas. Ils étaient énormes. Elle en fit réaliser un moulage, pour pouvoir en apprendre plus sur le kidnappeur. Complètement épuisée, elle se prit une chambre dans le petit hôtel du coin.

La nuit fut épouvantable, un énorme orage éclata, la pluie tambourinait sur les tuiles, les vieux volets claquaient et dans toute la maison, les portes grinçaient. Cette ambiance déstabilisante lui fit repenser à son trajet en train. Autour des rails se trouvait un nombre surprenant de ruines. Parmi elles se dressait une ancienne gare à l'abandon, qui aurait pu être utilisée si de grosses planches n'en barraient pas les ouvertures. Soudain, elle entendit le hurlement d'un loup, suivi d'un autre cri, humain cette fois.

Milly se précipita vers les escaliers car les cris venaient de l'étage du bas, qui était censé être vide à cette heure-ci. En entrant dans la pièce, elle remarqua directement une flaque de sang rougeâtre, mais aucune trace de cadavre. Elle appela la police locale, qui arriva sur place peu de temps après, mais ils ne découvrirent aucun indice. Milly, épuisée, repartit se coucher.

Le lendemain, au commissariat, on lui apporta le moulage de l'empreinte de pas. Celle-ci était gigantesque. L'individu recherché devait chausser une pointure introuvable dans le commerce habituel. La jeune détective demanda à Thomas, un de ses coéquipiers, de chercher les numéros de tous les fabricants de chaussures sur mesure de la région. Elle se renseigna ensuite sur l'histoire du jeune disparu et de sa sœur décédée. Elle partir faire un tour au café de Tiercelieu pour en parler aux habitants et apprit que la sœur avait probablement été assassinée... il y avait cinq ans et deux jours... vers 23H30, la même heure que celle de la disparition de son frère, qui avait eu lieu exactement cinq ans plus tard. Elle leur de parler de l'histoire de la famille des deux jeunes gens. Déjà surprise, la détective était maintenant choquée. Elle arrêta de triturer son fin bracelet et regarda les vieillards qui lui faisaient face. Les deux parents, de riches industriels, étaient morts cinq ans avant leur fille dans un accident de voiture incompréhensible. Pendant qu'elle leur parlait, elle entendait les chuchotements moqueurs des habitants. Après ce drame, les deux enfants avaient déménagé chez leur tante, craignant que leur maison soit maudite.

Avec une équipe, elle partir explorer la maison abandonnée. D'énormes traces de pas étaient visibles dans la poussière et se dirigeaient vers la chambre des parents. Sur la commode se trouvaient une photo de la mère, dix fleurs, dont neuf séchées par les années, ainsi que dix bougies. Milly essaya de se remettre les idées en place, mais plus rien n'était clair dans cette affaire.

Elle retourna dans son bureau et finit par s'assoupir alors qu'elle essayait de réfléchir en écoutant de la musique sur son fidèle casque qu'elle avait toujours avec elle, tout comme son serre-tête et son bracelet. La jeune femme au corps enfantin, aux cheveux blonds noués en deux belles couettes, toujours habillée de T-shirts trop grands, avait fermé les yeux. Lorsqu'elle se réveilla, elle eut un déclic... Elle avait deviné le mobile des crimes dont la famille était victime. Un homme aux pieds énormes était amoureux de Madame Smith, la mère du disparu. Fou amoureux, il aurait tué le mari de cette dernière, provoquant l'accident alors qu'il pensait que la femme qu'il aimait était chez elle et non dans la voiture. Détruit par la mort de celle qu'il aimait, il décida de tuer Léa et Léo, qui visiblement lui faisaient trop penser à son erreur. Elle avait aussi appris que la personne ayant disparu le soir précédent était la tante des deux jeunes gens. L'enquête prenait enfin un sens.

Elle descendit l'escalier à la recherche de la machine à café, mais sur le chemin elle entendit les habituelles réflexions sur son apparence d'enfant. Elle ne laissa même pas les mots l'atteindre et remonta pour boire son café brûlant. Thomas lui apporta la liste. La jeune blonde passa l'heure suivante au téléphone. Elle avait enfin trouvé le fabricant, qui se nommait Doli Prane. C'était un homme de 37 ans aux yeux marron et aux cheveux bruns, qui mesurait 1m82. Il avait des tatouages et un piercing.

Grâce à toutes ces informations, elle put facilement découvrir l'adresse du suspect. Il avait effectivement installé sa caravane sur le petit terrain dont il était propriétaire. Milly et son équipe toquèrent à la porte qui s'ouvrit immédiatement. Le suspect blêmit puis s'exclama :

« Comment m'avez-vous trouvé ? Vous êtes vraiment très perspicace, mais jamais vous n'allez trouver le gosse que j'ai caché dans la gare abandonnée. »

Après l'avoir arrêté, Milly et Thomas partirent vers le bâtiment, qu'elle avait repéré lors de son trajet en train. Il était majestueux, on peinait le croire désaffecté. Ses murs et ses piliers de briques possédaient un certain charme. Il leur fallut peu de temps pour trouver le passage menant à la cave. Dans l'obscurité, ils découvrirent les deux victimes prostrées, en état de choc. Milly appela les secours et laissa Thomas surveiller les blessés.

En salle d'interrogatoire avec le suspect, le commissaire ne demandait qu'à savoir comment Milly avait pu résoudre ces trois affaires en seulement deux jours. La jeune détective lui expliqua alors que les traces de pas étaient la clé de l'enquête, le seul indice pouvant la faire avancer. Les commérages des vieux du village étaient toujours utiles dans ce type d'affaire. Elle expliqua aussi que les fleurs et les bougies étaient une grossière erreur de la part du meurtrier. Celui-ci, apparemment limité mentalement, n'avait plus prononcé un mot depuis son arrestation.

En rentrant chez elle, dans le train, Milly était fière d'elle. Elle leur avait enfin prouvé que malgré ses airs d'enfant, elle était redoutable.

Schmitt Noémie & Sanchez Margaux

 

Meurtre à Marseille

Le 23 décembre 2004, à Marseille, dans un immeuble en face du vieux port, un meurtre fut commis dans la nuit noire. Le corps fut aperçu par un passant le lendemain matin, qui prit peur et s'enfuit. Le seul indice, un pistolet. Le temps était très mauvais, il faisait froid et il y avait de la brume, c'était de mauvaise augure.

On appela le détective M. Jend, qui débarqua sur les lieux et ramassa l'arme, qu'il mit dans un sac pour l'amener dans un laboratoire où l'on trouva les empreintes de Jean Markmoud Marie-Pierre. Il trouva l'adresse du suspect et se rendit chez lui.

Il sonna, l'homme lui ouvrit et avoua tout de suite son crime. M. Jend l'interrogea pour savoir pourquoi il avait tué la victime. Il répondit que c'était pour se venger car il l'avait humilié étant plus jeune à cause de son handicap (il avait un problème de bouche).

Lukas Gendrot

 

Torture sanglante

C'est le 3 juin que des enfants de 16 ans ont découvert le corps sans vie de Timothée, un homme torturé à mort dans un entrepôt abandonné où ils étaient en train de faire de l'urbex. La police prit l'enquête en charge.

M. Adbulay fit plusieurs tours dans l'entrepôt et découvrit une échelle télescopique derrière les conteneurs. Il leva les yeux et comprit qu'il y avait tout un étage uniquement accessible par cette échelle. Il y trouva des gants couverts de sang, des instruments de torture, ainsi que les habits de la victime et une cassette contenant un enregistrement. Il mit cette dernière dans sa bandoulière et mit le reste dans un sachet pour mener des analyses. Il regarda la vidéo et crut reconnaître un visage familier : celui de son ami d'enfance.

Il arriva chez le coupable et se fit passer pour un livreur de tacos, en sonnant à son appartement pour déposer son piège (la viande des tacos n'était autre que de la dynamite). L'explosion tua le coupable sur le coup et ne fit que blesser l'inspecteur au bras.

Fuchs Luc, Cossin Nolan & Baltzer Quentin